Zelda Phantom Hourglass fait oublier le temps qui passe
Pour quiconque a grandi avec The Ocarina of Time sur Nintendo 64, la découverte d’une nouvelle aventure de Link est une source incomparable d’excitation. Pour son arrivée sur Nintendo DS, Link saura-t-il une fois encore nous surprendre ?

L’histoire de The Legend of Zelda : Phantom Hourglass (ゼルダの伝説 夢幻の砂時計 - Zeruda no Densetsu Mugen no Sunadokei) est la suite directe -mais indépendante- de l'épisode The Wind Waker, sorti sur Gamecube en 2003. Link s’est joint à la troupe de pirates menée par l’intrépide Tetra, qui est en fait la Princesse Zelda du royaume d’Hyrule. Alors que nos preux navigateurs s’aventurent vers des eaux nouvelles, Tetra est capturée par le terrifiant navire fantôme. Le courageux Link nage à son secours, mais il est emporté par les courants. C’est finalement la fée Ciela qui le retrouve échoué sur une plage de l’Ile Melka. Ciela conduit Link au vénérable Siwan, un mystérieux vieillard qui lui révèle que le Mal qui retient Tetra est retenu dans les profondeurs du Temple du Roi des Mers. Pour le vaincre définitivement et ramener Tetra à la vie, Link devra parcourir terres et océans, aidé par le pleutre marin Linebeck, toujours prompt à vous abandonner lâchement face au moindre danger ! Ensemble, Link et ses acolytes partent tour à tour à la recherche des esprits de la force, du courage et de la sagesse, puis des trois minerais légendaires qui forgeront l’épée spectrale, seule arme capable de terrasser le tentaculaire monstre Bellum. Toutefois, le Temple du Roi des Mers, qui contient les cartes marines qui seront nécessaire à l’équipage pour s’orienter, est truffé de sortilèges et de gardiens et seul le sablier fantôme protège Link… dans la limite temporelle du sable qu’il contient ! L’aventure s’annonce palpitante !

Phantom Hourglass ne reprend pas seulement la fin de l'intrigue de The Wind Waker ; ce nouvel épisode conserve la style graphique de l’opus sorti sur Gamecube. Le passage de Link en cel-shading avait divisé les fans de la série. A titre personnel, j’ai toujours préféré le style 3D traditionnel de Ocarina of Time. Néanmoins, ce design coloré passe très bien sur DS, car la réalisation est époustouflante. Le moteur du jeu n’est jamais pris en défaut, les animations sont fluides et les situations très variées. On s’habitue aux personnages et les dialogues enfantins sont même enrichis par les graphismes exagérés de nos héros. Autre reprise de The Wind Waker, la mer : elle est très présente dans le jeu, puisque l’aventure est une succession de petites îles. Les phases de navigation ne vous laisseront pas le temps de vous ennuyer entre les ennemis qui croiseront votre route et les trésors qu’il faudra tirer des profondeurs. Plus besoin de voile et de vent, tout se joue au stylet ! Vous pourrez même changer les pièces de votre vaisseau pour le décorer à votre goût.
Illustration de l'utilisation du stylet pour tracer la route à suivre par le bateau.
(Screenshot Gamekult.com)
L’intrigue est un véritable point fort de Phantom Hourglass. Elle est diablement rythmée et Link enchaîne les îles et les donjons sans temps mort ou phase de level-up comme dans un RPG. Une douzaine d’îles et surtout sept temples vous attendent, pour une bonne vingtaine d’heures au total. De manière assez classique, les temples sont consacrés pour la plupart aux éléments naturels : feu, vent, glace ou pierre. Le plus original est probablement le Temple de Mutoh, qui revisite le mythe de l’Atlantide et s’éloigne un peu des environnements habituellement parcourus par Link. Tous ces temples et leurs boss sont (trop ?) simples pour s’adapter au public élargi de la console. Seul le Temple du Roi des Mers présente un challenge coriace. C’est le donjon central du jeu. On doit le parcourir plusieurs fois au cours de l’aventure. Sa construction alterne des zones protégées et des zones normales. Dans les zones protégées, vous devenez invisibles aux yeux des ennemis et votre sablier ne s’écoule plus. En revanche, dès que vous êtes sur une zone non protégée, le temps s’égraine et vos adversaires vous tuent d’un seul coup. Tout au long de la progression du jeu, vous devez descendre plus en profondeur dans les douze niveaux du temple. La pression liée au temps limité et la mort subite qui frappe lorsque vous rôdez dans la ligne de mire des gardiens ajoutent un côté infiltration et une intensité terrible à ce niveau.
Vous tracez sur votre écran et la console suit au doigt et à l'oeil vos indications pour enclencher
les mécanismes. Ici, c'est un passage classique de la série Zelda, mais il est totalement renouvellé
par la nouvelle jouabilité. (Screenshot Gamekult.com)
Mais au-delà de la réalisation visuelle et sonore sans faille, de l’histoire et des personnages sympathiques, c’est bien la jouabilité qui fait de ce Zelda l’un des touts meilleurs jeux de la Nintendo DS, si ce n’est le meilleur à ce jour. Avec l’introduction du stylet, la DS a forcé les développeurs à repenser le jeu d’aventure et leur imagination a démultiplié les possibilités ! Vous orientez Link ou le bateau grâce au stylet, vous lancez son boomerang en traçant son chemin sur l’écran, vous visez vos adversaires ainsi, vous dessinez les symboles que vous devez mémoriser d’un temple à un autre, vous annotez vos cartes pour indiquer l’emplacement des trésors ou l’ordre des leviers à actionner… Et ce n’est pas tout, car la richesse des possibilités de la DS dépasse le seul stylet : dans certains niveaux, vous soufflez ou criez dans les micros de la console, ailleurs vous refermez les deux écrans l’un sur l’autre pour imprimer un symbole de l’écran du haut sur celui du bas. La DS révolutionne l’art de jouer et Phantom Hourglass est probablement le jeu qui exploite le mieux les nouvelles possibilités de la portable de Nintendo.


The Legend of Zelda : Phantom Hourglass mérite tous les éloges. Prenant, novateur et impeccablement réalisé, ce Zelda impose une nouvelle fois le savoir-faire de Nintendo. Le joueur est captivé et oublie le temps qui passe autour de lui. Le jeu fait honneur à ses glorieux aînés tout en renouvelant le genre. Phantom Hourglass est un incontournable de la DS.

L’histoire de The Legend of Zelda : Phantom Hourglass (ゼルダの伝説 夢幻の砂時計 - Zeruda no Densetsu Mugen no Sunadokei) est la suite directe -mais indépendante- de l'épisode The Wind Waker, sorti sur Gamecube en 2003. Link s’est joint à la troupe de pirates menée par l’intrépide Tetra, qui est en fait la Princesse Zelda du royaume d’Hyrule. Alors que nos preux navigateurs s’aventurent vers des eaux nouvelles, Tetra est capturée par le terrifiant navire fantôme. Le courageux Link nage à son secours, mais il est emporté par les courants. C’est finalement la fée Ciela qui le retrouve échoué sur une plage de l’Ile Melka. Ciela conduit Link au vénérable Siwan, un mystérieux vieillard qui lui révèle que le Mal qui retient Tetra est retenu dans les profondeurs du Temple du Roi des Mers. Pour le vaincre définitivement et ramener Tetra à la vie, Link devra parcourir terres et océans, aidé par le pleutre marin Linebeck, toujours prompt à vous abandonner lâchement face au moindre danger ! Ensemble, Link et ses acolytes partent tour à tour à la recherche des esprits de la force, du courage et de la sagesse, puis des trois minerais légendaires qui forgeront l’épée spectrale, seule arme capable de terrasser le tentaculaire monstre Bellum. Toutefois, le Temple du Roi des Mers, qui contient les cartes marines qui seront nécessaire à l’équipage pour s’orienter, est truffé de sortilèges et de gardiens et seul le sablier fantôme protège Link… dans la limite temporelle du sable qu’il contient ! L’aventure s’annonce palpitante !

Phantom Hourglass ne reprend pas seulement la fin de l'intrigue de The Wind Waker ; ce nouvel épisode conserve la style graphique de l’opus sorti sur Gamecube. Le passage de Link en cel-shading avait divisé les fans de la série. A titre personnel, j’ai toujours préféré le style 3D traditionnel de Ocarina of Time. Néanmoins, ce design coloré passe très bien sur DS, car la réalisation est époustouflante. Le moteur du jeu n’est jamais pris en défaut, les animations sont fluides et les situations très variées. On s’habitue aux personnages et les dialogues enfantins sont même enrichis par les graphismes exagérés de nos héros. Autre reprise de The Wind Waker, la mer : elle est très présente dans le jeu, puisque l’aventure est une succession de petites îles. Les phases de navigation ne vous laisseront pas le temps de vous ennuyer entre les ennemis qui croiseront votre route et les trésors qu’il faudra tirer des profondeurs. Plus besoin de voile et de vent, tout se joue au stylet ! Vous pourrez même changer les pièces de votre vaisseau pour le décorer à votre goût.
Illustration de l'utilisation du stylet pour tracer la route à suivre par le bateau.(Screenshot Gamekult.com)
L’intrigue est un véritable point fort de Phantom Hourglass. Elle est diablement rythmée et Link enchaîne les îles et les donjons sans temps mort ou phase de level-up comme dans un RPG. Une douzaine d’îles et surtout sept temples vous attendent, pour une bonne vingtaine d’heures au total. De manière assez classique, les temples sont consacrés pour la plupart aux éléments naturels : feu, vent, glace ou pierre. Le plus original est probablement le Temple de Mutoh, qui revisite le mythe de l’Atlantide et s’éloigne un peu des environnements habituellement parcourus par Link. Tous ces temples et leurs boss sont (trop ?) simples pour s’adapter au public élargi de la console. Seul le Temple du Roi des Mers présente un challenge coriace. C’est le donjon central du jeu. On doit le parcourir plusieurs fois au cours de l’aventure. Sa construction alterne des zones protégées et des zones normales. Dans les zones protégées, vous devenez invisibles aux yeux des ennemis et votre sablier ne s’écoule plus. En revanche, dès que vous êtes sur une zone non protégée, le temps s’égraine et vos adversaires vous tuent d’un seul coup. Tout au long de la progression du jeu, vous devez descendre plus en profondeur dans les douze niveaux du temple. La pression liée au temps limité et la mort subite qui frappe lorsque vous rôdez dans la ligne de mire des gardiens ajoutent un côté infiltration et une intensité terrible à ce niveau.
Vous tracez sur votre écran et la console suit au doigt et à l'oeil vos indications pour enclencherles mécanismes. Ici, c'est un passage classique de la série Zelda, mais il est totalement renouvellé
par la nouvelle jouabilité. (Screenshot Gamekult.com)
Mais au-delà de la réalisation visuelle et sonore sans faille, de l’histoire et des personnages sympathiques, c’est bien la jouabilité qui fait de ce Zelda l’un des touts meilleurs jeux de la Nintendo DS, si ce n’est le meilleur à ce jour. Avec l’introduction du stylet, la DS a forcé les développeurs à repenser le jeu d’aventure et leur imagination a démultiplié les possibilités ! Vous orientez Link ou le bateau grâce au stylet, vous lancez son boomerang en traçant son chemin sur l’écran, vous visez vos adversaires ainsi, vous dessinez les symboles que vous devez mémoriser d’un temple à un autre, vous annotez vos cartes pour indiquer l’emplacement des trésors ou l’ordre des leviers à actionner… Et ce n’est pas tout, car la richesse des possibilités de la DS dépasse le seul stylet : dans certains niveaux, vous soufflez ou criez dans les micros de la console, ailleurs vous refermez les deux écrans l’un sur l’autre pour imprimer un symbole de l’écran du haut sur celui du bas. La DS révolutionne l’art de jouer et Phantom Hourglass est probablement le jeu qui exploite le mieux les nouvelles possibilités de la portable de Nintendo.


The Legend of Zelda : Phantom Hourglass mérite tous les éloges. Prenant, novateur et impeccablement réalisé, ce Zelda impose une nouvelle fois le savoir-faire de Nintendo. Le joueur est captivé et oublie le temps qui passe autour de lui. Le jeu fait honneur à ses glorieux aînés tout en renouvelant le genre. Phantom Hourglass est un incontournable de la DS.
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