Final Fantasy III nous replonge dans les sources d'une saga magique
Final Fantasy III (ファイナルファンタジーIII) est sorti en 1990 sur NES au Japon. Dix-sept ans après, les Européens découvrent enfin le jeu qui a jeté certaines des bases de la mythique saga de Square à l’occasion de ce remake sur Nintendo DS. Retour aux sources de la légende Final Fantasy ou renouveau des RPG japonais grâce aux nouvelles capacités de la console portable de Nintendo ?

Il y a mille ans, une civilisation technologiquement avancée vivant sur un continent flottant dans les cieux chercha à contrôler le pouvoir magique des quatre cristaux élémentaires de lumière. Inconscients de la puissance des cristaux et du déséquilibre que leur action allait causer, ils furent responsables de la chute de leur civilisation. Heureusement, quatre guerriers furent investis par les quatre cristaux des ténèbres et parvinrent à rétablir l’harmonie entre la lumière et les ténèbres.
Un millénaire plus tard, les ténèbres ont un nouveau héraut en la personne de Xande, un puissant seigneur revanchard depuis que le légendaire Archimage Noah lui a offert la mortalité, un don qu’il renie. Manipulé par le Nuage des Ténèbres, Xande tente de prendre le contrôle des cristaux et fait régner la terreur et le chaos sur le monde en surface et le continent flottant. Une assemblée de devins aveugles, le Cercle des Gungans, prédit alors que quatre nouveaux héros seront à leur tour désignés par les cristaux de lumière pour empêcher les ténèbres de se répandre.
Un millénaire plus tard, les ténèbres ont un nouveau héraut en la personne de Xande, un puissant seigneur revanchard depuis que le légendaire Archimage Noah lui a offert la mortalité, un don qu’il renie. Manipulé par le Nuage des Ténèbres, Xande tente de prendre le contrôle des cristaux et fait régner la terreur et le chaos sur le monde en surface et le continent flottant. Une assemblée de devins aveugles, le Cercle des Gungans, prédit alors que quatre nouveaux héros seront à leur tour désignés par les cristaux de lumière pour empêcher les ténèbres de se répandre.
Les Guerriers de la Lumière ont été choisis par le cristal. Le joueur incarne Luneth, Arc, Refia et Ingus, quatre courageux orphelins du continent flottant désignés par le cristal de lumière pour restaurer l’équilibre dans leur monde en proie aux ténèbres. Contrairement à la version initiale sortie sur NES, les quatre héros ont un caractère et une histoire définis. Rassemblés par le destin, ils débutent leur quête sans réellement la comprendre.
Arc, Luneth, Refia et Ingus prêts pour l'aventure ! Leur progression est marquée par l’apprentissage de nouvelles aptitudes magiques ou physiques, par la rencontre de nombreux alliés dévoués dont Unéi et Doga, les autres anciens disciples de Noah, et, bien entendu, par de nombreux affrontements avec des créatures magiques et des magiciens malveillants. Finalement, ils partent à l’assaut de la Tour de Cristal où il leur faudra vaincre Xande, le Nuage des Ténèbres et de nombreux autres monstres.
Les combats au tour par tour. L’histoire, très banale dans un premier temps, révèle sa richesse dans la seconde moitié du jeu, lorsque les quatre guerriers de la lumière quittent le continent flottant et appréhendent le monde alentour. Le scénario, relativement linéaire, comporte néanmoins quelques rebondissements intéressants. L’idée d’équilibre entre lumière et ténèbres, entre le Bien et le Mal, se retrouve au cœur de la progression, marquée par de nombreuses phases de level-up, passage obligé dans les RPG old school pour acquérir l’expérience nécessaire à l’anéantissement des ennemis. On note au passage qu’il n’y a pas de sauvegarde possible à l’intérieur d’un donjon, ni juste avant d’affronter les boss. Les jeux d’antan ne faisaient pas de cadeau aux joueurs, et il faut parfois surmonter la frustration pour recommencer entièrement un niveau ! Au final, il faudra compter autour d’une trentaine d’heures pour que les quatre personnages atteignent des niveaux supérieurs à 50, en deçà desquels toute victoire finale est impossible.
L'inventaire est classique, mais très facile à utiliser. En plus de l’histoire, la qualité du gameplay pousse le joueur à persévérer dans les moments difficiles. A ce titre, Final Fantasy III marque un tournant dans le saga Final Fantasy. Le jeu exploite pour la première fois le système des jobs : nos personnages commencent à l’état de freelance, puis se spécialisent au cours de l’aventure en développant des aptitudes physiques ou magiques de chevalier, de mage blanc ou noir, de voleur, de barde, de géomancien, d’invocateur, de sage, de viking, de ninja… Au total, une vingtaine de jobs interchangeables sont à développer et à exploiter au gré des armes récoltées et des adversaires rencontrés. Afin d’éviter de changer de job trop souvent en fonction de chaque adversaire, chaque changement entraîne une phase de pénalité pendant une dizaine de combats pour que le personnage s’adapte à ses nouvelles compétences. Cet innovant système de jobs apporte une réelle variété aux combats et rompt la monotonie des longues phases de level-up.
Mes combinaisons de jobs préférées au-delà des questions d'efficacité :-1e partie du jeu : Chevalier, Mage Noir, Mage Blanc, Mage Rouge.
-2e partie du jeu : Ninja, Invokeur, Dévot et Chevalier Dragon.
Si Final Fantasy III a apporté plus de profondeur aux RPG en son temps, on regrette que cette adaptation n’exploite pas vraiment les nouvelles capacités de la Nintendo DS, et notamment la jouabilité au stylet. Elle est certes possible, mais l’interface du jeu n’est pas du tout conçue pour l’écran tactile de la DS. Qu’importe, la croix directionnelle et les boutons ne sont pas pris en défaut. Le deuxième écran est lui aussi d’un usage limité, puisqu’en plus de quelques animations, il présente la carte globale du monde lorsque l’équipe héroïque est en dehors des donjons. On regrette au passage qu’il n’y ait aucune carte des donjons. Conjuguée à l’apparition aléatoire des ennemis, cette absence rend certaines phases d’exploration hasardeuses.
Les déplacements sur la carte globale sont semés d'embûches ! On peut critiquer la faible utilisation du stylet, mais le joueur s’incline devant la réalisation graphique et sonore de ce Final Fantasy III sur DS. La portable de Nintendo offre une très belle 3D et de très belles animations. Le jeu de 1990 a été intégralement lifté et cette cure de jouvence le place parmi les plus beaux jeux de la console. Hironobu Sakaguchi ayant quitté Square Enix, c’est Hiromichi Tanaka, le designer de la version NES, qui a mené le développement du jeu, réalisé en partenariat avec le studio Matrix Software. La musique originale de Nobuo Uematsu a été arrangée pour cette nouvelle version, mais ses mélodies enivrantes sont toujours présentes.
Les invocations (ici Shiva) donnent lieu à de belles séquences !
Disponible pour la première fois en Occident, Final Fantasy III est un très bon RPG pour les amateurs du genre qui ne seront pas rebutés par sa construction et sa difficulté fastidieuses par moments. Le portage sur Nintendo DS a permis d’offrir au jeu des graphismes en 3D de grande qualité pour la console. Une belle aventure attend les joueurs !
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