Advance Wars Dark Conflict : mon jeu de l'année 2008
Référence incontestée du genre stratégie depuis la sortie du premier opus sur Game Boy Advance en 2002, la série Advance Wars a pris un nouveau tournant avec le dernier épisode en date, sorti au début de l'année 2008. Advance Wars Dark Conflict délaisse en effet l'univers coloré des trois premiers jeux, pour s'inscrire dans le cadre d'une guerre post-apocalyptique. Désormais disponible pour dix euros sur Nintendo DS, Advance Wars Dark Conflict est le jeu sur lequel j'ai passé le plus de temps cette année. Est-ce pour autant la nouvelle référence ?

Si j'ai eu peu de temps à consacrer aux très bons RPG sortis sur la portable de Nintendo ces derniers mois, c'est en partie parce que j'avais du mal à décrocher de Dark Conflict. C'est le jeu addictif par excellence. On le lance pour une partie et on ne voit pas les tours (et les heures) défiler ! Sur le fond, les mécaniques de jeu reprennent les bases solides des prédécesseurs. Il n'est pas nécessaire d'être très original quand on a atteint un si haut niveau de gameplay. Les unités sont nombreuses et complémentaires. Elles manquent peut-être un peu d'équilibre, car j'ai tendance à toujours utiliser les mêmes. Le jeu est peut-être un peu trop "scientifique". Les petites unités ne vaincront jamais les tanks les plus puissants et tous les pourcentages de dégâts sont calculés à l'avance. L'avantage est en même temps un inconvénient : un stratège expérimenté n'est jamais pris par surprise, à l'exception des unités cachées à la position imprévisible (sous-marins immergés en mer ou cartes sans visibilité). Personnellement, je regrette que le contexte des batailles n'influe pas plus sur les affrontements. Par exemple, une armée aculée pourrait se démoraliser plus vite, ou être sauvé par une percée héroïque plus puissante que le combat d'un tour normal. Dans l'ensemble, il est dur de prendre la jouabilité en défaut. Les parties sont longues et riches, nécessitant parfois de recommencer plusieurs fois les batailles en suivant plusieurs stratégies jusqu'au succès final. Les développeurs d'Intelligent Systems ont vraiment fait du bon travail, avec des menus complets, des cartes variées et le mode en ligne et ses possibilités infinies.
Infanterie, tanks, unités maritimes et aériennes, le jeu est complet
L'innovation de ce nouvel épisode réside donc essentiellement dans l'univers, qui nous rapproche du cadre de ce blog. Après la chute d'aérolithes, la Terre est dévastée. L'atmosphère est envahit par les cendres qui masquent la lumière du Soleil alors que moins de 10% de la population mondiale a survécu. Le chaos n'empêche pas les hommes de continuer à se battre les uns contre les autres. Ainsi, les Laurentians et les Zéphyriens perpétuent leur conflit éternel, au mépris des civils qui tentent de survivre. Le jeu nous place dans la peau de Ed, un héros adolescent de Laurentia dont le courage n'a d'égal que la grande naïveté sur le conflit qui fait rage. Il a été secouru par le Lieutenant O'Brian, chef militaire de l'armée indépendante au grand coeur qui s'oppose au Général Sigismundo corrompu. Ed découvre la mystérieuse Catleia, une jeune fille amnésique qui a oublié d'où lui viennent toutes ses connaissances techniques très précises. Une fois les adversaires zéphyriens battus et ralliés aux côtés de l'armée indépendante, une nouvelle menace apparaît par l'intermédiaire de l'énigmatique Stolos, un dangereux savant qui a mis au point une épidémie, des machines de guerre indestructibles et une série de clones pour l'entourer. Le scénario se déroule au fur et à mesure des vingt-six missions de la campagne solo, mais les dialogues sont plats et l'histoire ne sert qu'à donner un arrière-fond de science-fiction au jeu, dont les unités ne sont contemporaines. L'ambiance du jeu en devient même parfois pesante, alors que la série était connue pour la vivacité de son ton et des personnages attachants.
Des petites animations représentent chaque affrontement : c'est toujours
un plaisir de voir les unités adverses partir en fumée ! (Screenshot Gamekult.com)
Advance Wars Dark Conflict est incontestablement une valeur sûre, un jeu à la fois facile à prendre en main et capable de pousser le joueur dans ses derniers retranchements. La profondeur du gameplay est le point fort de la série d'Intellident Systems. La tentative de déplacer l'intrigue dans un univers futuriste se révèle en revanche décevante. Enivré par ses morceaux répétitifs, vous ne pourrez pas décrocher avant d'avoir vaincu définitivement votre adversaire !

Si j'ai eu peu de temps à consacrer aux très bons RPG sortis sur la portable de Nintendo ces derniers mois, c'est en partie parce que j'avais du mal à décrocher de Dark Conflict. C'est le jeu addictif par excellence. On le lance pour une partie et on ne voit pas les tours (et les heures) défiler ! Sur le fond, les mécaniques de jeu reprennent les bases solides des prédécesseurs. Il n'est pas nécessaire d'être très original quand on a atteint un si haut niveau de gameplay. Les unités sont nombreuses et complémentaires. Elles manquent peut-être un peu d'équilibre, car j'ai tendance à toujours utiliser les mêmes. Le jeu est peut-être un peu trop "scientifique". Les petites unités ne vaincront jamais les tanks les plus puissants et tous les pourcentages de dégâts sont calculés à l'avance. L'avantage est en même temps un inconvénient : un stratège expérimenté n'est jamais pris par surprise, à l'exception des unités cachées à la position imprévisible (sous-marins immergés en mer ou cartes sans visibilité). Personnellement, je regrette que le contexte des batailles n'influe pas plus sur les affrontements. Par exemple, une armée aculée pourrait se démoraliser plus vite, ou être sauvé par une percée héroïque plus puissante que le combat d'un tour normal. Dans l'ensemble, il est dur de prendre la jouabilité en défaut. Les parties sont longues et riches, nécessitant parfois de recommencer plusieurs fois les batailles en suivant plusieurs stratégies jusqu'au succès final. Les développeurs d'Intelligent Systems ont vraiment fait du bon travail, avec des menus complets, des cartes variées et le mode en ligne et ses possibilités infinies.
Infanterie, tanks, unités maritimes et aériennes, le jeu est complet et le mécanisme est diabolique ! (Screenshot Gamekult.com)
L'innovation de ce nouvel épisode réside donc essentiellement dans l'univers, qui nous rapproche du cadre de ce blog. Après la chute d'aérolithes, la Terre est dévastée. L'atmosphère est envahit par les cendres qui masquent la lumière du Soleil alors que moins de 10% de la population mondiale a survécu. Le chaos n'empêche pas les hommes de continuer à se battre les uns contre les autres. Ainsi, les Laurentians et les Zéphyriens perpétuent leur conflit éternel, au mépris des civils qui tentent de survivre. Le jeu nous place dans la peau de Ed, un héros adolescent de Laurentia dont le courage n'a d'égal que la grande naïveté sur le conflit qui fait rage. Il a été secouru par le Lieutenant O'Brian, chef militaire de l'armée indépendante au grand coeur qui s'oppose au Général Sigismundo corrompu. Ed découvre la mystérieuse Catleia, une jeune fille amnésique qui a oublié d'où lui viennent toutes ses connaissances techniques très précises. Une fois les adversaires zéphyriens battus et ralliés aux côtés de l'armée indépendante, une nouvelle menace apparaît par l'intermédiaire de l'énigmatique Stolos, un dangereux savant qui a mis au point une épidémie, des machines de guerre indestructibles et une série de clones pour l'entourer. Le scénario se déroule au fur et à mesure des vingt-six missions de la campagne solo, mais les dialogues sont plats et l'histoire ne sert qu'à donner un arrière-fond de science-fiction au jeu, dont les unités ne sont contemporaines. L'ambiance du jeu en devient même parfois pesante, alors que la série était connue pour la vivacité de son ton et des personnages attachants.
Des petites animations représentent chaque affrontement : c'est toujoursun plaisir de voir les unités adverses partir en fumée ! (Screenshot Gamekult.com)
Advance Wars Dark Conflict est incontestablement une valeur sûre, un jeu à la fois facile à prendre en main et capable de pousser le joueur dans ses derniers retranchements. La profondeur du gameplay est le point fort de la série d'Intellident Systems. La tentative de déplacer l'intrigue dans un univers futuriste se révèle en revanche décevante. Enivré par ses morceaux répétitifs, vous ne pourrez pas décrocher avant d'avoir vaincu définitivement votre adversaire !
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