En demande-t-on trop à Harry Potter ?

Publié le par Summer Ice

Quatre ans après sa parution en librairie, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé débarque sur les écrans. Le sixième volet des aventures du plus célèbre des sorciers séduira-t-il toujours les fans et convaincra-t-il ceux qui ont été déçus par les précédentes adaptations cinématographiques du héros inventé par J.K. Rowling ?


Les films tirés des cinq premiers tomes de la saga magique ont divisé les observateurs. Certains sont totalement réticents à la vision qu’on leur impose de cet univers développant leur propre imagination. Ils reprochent (parfois à juste titre) aux scénaristes d’amputer l’histoire de chapitres entiers. Les autres se reconnaissent dans la traduction visuelle de leur univers favori, saluant un casting stable et un cadre travaillé. Une chose est sûre : la série a grandi avec ses lecteurs, et l’intrigue du Prince de sang-mêlé est incontestablement plus sombre et plus mature que les premiers films, parfois jugés trop enfantins.

Les Forces du Mal se rassemblent...

Le début du film reprend l’histoire de Harry là où L’Ordre du Phénix l’avait laissée. Sirius Black, le parrain de Harry, a été tué par les Mangemorts. Harry se replie sur lui-même, inconsolable après la perte du seul être qui le rapprochait de ses défunts parents. Dumbledore vient perturber ses vacances en lui demandant de l’accompagner chez le professeur Horace Slughorn, qui enseignait les Défenses contre les Forces du Mal et dirigeait Serpentard au temps où un certain Tom Jedusor, devenu Lord Voldemort, étudiait à Poudlard. Traqué par les Mangemorts et intrigué par la célébrité de Harry, Slughorn finit par accepter de reprendre son poste.
Harry retrouve Ron et Hermione pour la fin des vacances. Sur le Chemin de Traverse, ils espionnent Drago Malefoy qui se rend mystérieusement chez Barjow et Beurk. Quelques jours auparavant, apprenant que Lord Voldemort en personne avait confié une mission spéciale à Drago, Rogue a accepté de prononcer le Serment Inviolable d’aider le fils de Narcissa Malefoy s’il venait à rencontrer un danger.
Le reste de l’année se déroule toutefois dans une ambiance sentimentale : nos héros sont devenus des adolescents. Alors que Harry découvre ses sentiments pour Ginny, Hermione se brouille avec Ron qui ne comprend pas les sentiments qu’elle éprouve pour lui alors qu'il sort avec Lavande Brown. Harry, qui excelle en cours de potions grâce aux annotations laissées dans son manuel par le mystérieux Prince de sang-mêlé, rend souvent visite à Dumbledore. Ensemble, ils se plongent dans la Pensine, qui leur permet de revivre des souvenirs importants de la vie de Tom Jedusor. Un souvenir crucial empêche leur compréhension du combat qu’ils doivent mener contre Voldemort...

alors que Harry peut toujours compter sur Ron, Hermione et Ginny.

A l’image du livre, le film de David Yates alterne entre deux atmosphères : d’un côté le contexte très sombre du regain de pouvoir de Voldemort et de l’autre les amourettes de Harry et ses proches. Les deux sont bien traités. On regrette en revanche que la fin soit légèrement différente de celle du livre et que des personnages aient été totalement occultés, comme les elfes de maison qui ont un rôle important dans le livre de J.K. Rowling.
Au casting, on retrouve la triplette Daniel Radcliffe (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley) et Emma Watson (Hermione Granger), toujours aussi bien entourée par de grands acteurs britanniques. Les détracteurs ne se font toujours pas à cette distribution des rôles ; les autres apprécieront que les acteurs soient toujours crédibles malgré leur âge plus avancé que celui de leurs personnages à cause de la durée des tournages.
L’univers nous est désormais familier, mais on apprécie les nouveautés comme le magasin de farces et attrapes ouvert par Fred et George Weasley sur le Chemin de Traverse. Les Mangemorts et leur traînée noire sont très réussis également, notamment dans les scènes d’ouverture en plein Londres. Enfin, on est heureux de voir le retour du Quidditch à l’écran !



Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
s’inscrit dans la lignée des cinq films précédents et satisfera les amateurs. Il ne reste désormais que Les Reliques de la Mort à adapter, et compte tenu de la densité du livre, les producteurs ont choisi de réaliser le film en deux parties. Patience…

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