Mise en veille du blog

Pendant quelques mois, ce blog ne sera que très marginalement mis à jour. A très bientôt pour de nouvelles aventures !
Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /Fév /2010 20:00
Pranav Mistry est un jeune étudiant d'origine indienne au MIT. Lors de la conférence TED India 2009, il a créé la sensation en dévoilant sa technologie "Sixth Sense", qui propose de relier le monde numérique au monde réel ! On voudrait le voir pour y croire vraiment, mais les premières applications présentées dans cette vidéo sont absolument révolutionnaires ! Imaginons que dans dix ans, nous n'aurons plus besoin de téléphone portable "physique" pour téléphoner, plus besoin d'appareil photo, de clavier réel, de montre etc. Le petit module de Pranav Mistry nous permettra d'être connectés au monde physique et de l'enrichir en permanence !

Par Summer Ice - Publié dans : Actualité
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /Jan /2010 20:00
Sorti en 2007 en exclusivité sur Xbox 360, avant d’être porté sur PC l’année suivante, Mass Effect a marqué les joueurs qui s’y sont essayés. Le RPG orienté action de Bioware est immédiatement devenu une référence vidéoludique. Avant de vous plonger dans le deuxième volet de la saga qui sort ces jours-ci, êtes-vous prêts à embarquer avec le Commandant Shepard pour (re)découvrir les débuts de ce space opera grandiose ?

Mass Effect 1


Le succès extraordinaire de Mass Effect est avant tout basé sur l’univers imaginé par les scénaristes du jeu. En 2183, l’humanité a rejoint les autres races extraterrestres de l’Alliance interstellaire, mais fait encore office de race jeune et inconstante à côté des Galariens, Turiens et autres Asari. Le joueur incarne le Commandant Shepard, un officier dur à cuire sans réel passé, qui est envoyé en mission sur la planète Eden Prime. Sur place se trouve Saren, un puissant guerrier turien, membre du corps d’élite des Spectres. Très vite, vous comprenez qu’il a trahi le Conseil et qu’il contrôle les Geths, les unités robotisées qui ont dévasté la colonie d’Eden Prime. Saren recherche un vieil artefact retrouvé sur cette planète : une balise protéenne. Shepard se retrouve en contact avec la balise et reçoit une vision traumatisante et incompréhensible, transmise par les Protéens, une race qui dominait la Voie lactée trente mille ans auparavant, avant de disparaître subitement.

De retour à la Citadelle, au cœur de la Galaxie, Shepard est introduit devant le Conseil, qui lui accorde le statut de Spectre –une quasi-première pour un humain-, lui laisse prendre le commandement du vaisseau Normandy, le fleuron de la flotte spatiale, et lui demande d’enquêter sur les motivations de Saren et sur leur lien avec l’extinction des Protéens. Une galaxie de possibles s’ouvre alors à vous : arpenter les moindres recoins de la Citadelle, s’envoler vers des planètes inhospitalières, ou tenter de résoudre votre mission en vous rendant dans l’ordre de votre choix sur Thérum, Noveria et Féros, trois planètes sur lesquelles vous trouverez des alliés pour défier les Geths, retrouver la trace de Saren et décrypter le message des Protéens à temps ! En dire plus serait trahir des secrets qui sont révélés au cours d’une aventure remarquablement scénarisée…

 

Mass Effect 4

Une vue d'artiste de la Citadelle, centre névralgique de l'Alliance interstellaire.


La réalisation rend hommage aux capacités de la Xbox 360. La richesse et la diversité de l’univers développé par les équipes canadiennes de Casey Hudson impressionnent. Le CD bonus contenu dans l’édition française du jeu comprend plusieurs making of très instructifs sur la fabrication du jeu et de nombreux artworks somptueux permettent d’assister à la conception de chaque race, de chaque monde, de chaque vaisseau. Le souci du détail fait la différence. Les partitions musicales de Jack Wall et Sam Hulick accompagnent la progression de Shepard et son équipe avec classe, comme si Mass Effect était un blockbuster hollywoodien.

 

Mass Effect 6

La deuxième partie du gameplay penche nettement du côté du FPS, mode de résolution de tous les combats. Shepard est toujours accompagné par deux acolytes à choisir parmi les six membres de votre équipage. Chacun dispose de compétences propres, avec une préférence pour le combat rapproché ou les affrontements à distance, pour les armes lourdes en soutien ou pour les capacités biotiques qui envoient les Geths dans les airs afin que vous les ajustiez au fusil d’assaut. Shepard peut donner des ordres à vos coéquipiers et certaines batailles peuvent se révéler très stratégiques car la tentative de passage en force est rapidement sanctionnée.

Une phase d'action !


Troisième phase d’action, les missions à bord du Mako, le fragile véhicule d’exploration planétaire du Normandy, avec un certain nombre de phases de shoot parfois un peu confuse. Le jeu demeure très agréable à jouer dans son ensemble, et en dehors de quelques passages frustrants, la difficulté s’adapte au niveau atteint par le joueur au moment où il explore une planète (ce qui permet la non-linéarité de la première moitié du jeu et évite les phases habituelles de level-up). Mass Effect offre donc un challenge remarquable d’intérêt et de fluidité !


Une phase d'exploration à bord du Mako, sur la planète Virmire.


Verdict-Type9v2.jpg Mass Effect restera un des jeux les plus marquants auxquels j’ai joué. J’ai littéralement adoré l’intrigue et l’univers de ce space opera époustouflant. Le jeu est profond et complet, très bien réalisé et haletant de bout en bout. Mass Effect marque incontestablement le début d’une grande trilogie vidéoludique. Une réussite totale !

Par Summer Ice - Publié dans : Jeux Vidéo
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Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /Jan /2010 20:00

La série The Big Bang Theory n’est pas encore très connue en France, mais elle a déjà séduit de nombreux Américains et jouit d’une belle réputation sur le Net. La sitcom créée en 2007 par Bill Prady et Chuck Lorre met en scène une bande de scientifiques geeks dont le quotidien est bouleversé par l’arrivée de Penny, la charmante blonde qui emménage dans l’appartement d’en face. A ne pas manquer !


TBBT S1-1  

Leonard Hofstadter (Johnny Galecki) est un jeune scientifique vivant à Pasadena, en Californie, avec son colocataire Sheldon Cooper (Jim Parsons), un physicien brillant mais totalement maniaque et asocial. Ils passent leurs soirées avec leurs deux collègues de l’université Howard Wolowitz (Simon Helberg), un ingénieur juif obsédé sexuel qui vit encore chez sa mère, et Rajesh Koothrappali (Kunal Nayyar), un autre chercheur, originaire d’Inde. Ce sont de vrais geeks, qui débattent entre eux des incohérences scénaristiques de Terminator, regardent tous les films Superman sous forme de marathon nocturne, discutent en klingon, se retrouvent chaque semaine pour des nuits Halo ou World of Warcraft. Comics, science-fiction, fantasy, tout y passe et les épisodes sont bourrés de références aux plus grandes œuvres de ces genres !


TBBT S2-3

Lorsqu'il faut trouver un costume pour se rendre à la soirée Halloween de Penny,

tout le monde choisit de se déguiser en Flash !


L’équilibre de cette vie bien tranquille est pourtant remis en cause par l’arrivée de la jolie Penny (Kaley Cuoco), une fille du Nebraska qui rêve de devenir actrice à LA, mais se contente pour le moment d’un petit boulot de serveuse dans un restaurant de la chaîne Cheesecake Factory. La première rencontre réveille les hormones de Leonard, qui tombe instantanément amoureux de sa nouvelle voisine. Ces sentiments vont pousser Leonard à se questionner sur sa vie d’adolescent attardé et sur le meilleur moyen de devenir désirable aux yeux de Penny. Sheldon ne comprend pas cette attirance, pourtant naturelle. Avec son QI surélevé, Sheldon souffre du syndrome d’Asperger, qui fait de lui un surdoué pour tout ce qui relève des sciences (il a intégré l’université à onze ans, décroché son premier PhD à seize, et ne rêve que du Prix Nobel), mais il est totalement démuni face aux normes sociales et à l’interaction avec d’autres individus. En ajoutant les commentaires graveleux de Howard et le mutisme qui frappe Raj dès qu’il est en présence d’une femme autre que sa mère, les gags s’enchaînent !


TBBT S1-3

Toute la bande réunie autour du traditionnel repas chinois !


Les dix-sept épisodes de la première saison permettent de mettre en place les lieux et les personnages, dont l’hilarante mère de Howard, qui n’est jamais visible à l’écran mais que l’on entend crier dès que Howard est chez lui. Les scénarios sont très bien ficelés et très efficaces, puisque les intrigues durent rarement plus d’un épisode de vingt minutes. Les dialogues sont vraiment excellents et procurent des phases de rire intenses. Le casting est absolument remarquable et tous les personnages sont attachants. Il suffit de regarder les premiers épisodes avoir envie de suivre cette bande de geeks et leur super copine.

 

Verdict-Type8v2.jpg La première saison de The Big Bang Theory pose les bases d’une série comique qui fait vibrer la corde sensible des amateurs de fantastique en plus de les faire se tordre de rire ! Les cinq personnages principaux sont parfaits et les acteurs les incarnent à merveille. The Big Bang Theory est un vrai coup de cœur !

Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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Dimanche 10 janvier 2010 7 10 /01 /Jan /2010 20:00
J'ai commencé à peindre et jouer à l'occasion de la sortie du jeu de batailles inspiré de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, au début des années 2000. Je me suis assez naturellement reporté vers les autres gammes de Games Workshop : Warhammer et Warhammer 40,000. Avec le temps, j'ai passé plus de temps à peindre quelques figurines qu'à créer des armées pour en défier d'autres. Cette figurine de la Sainte Célestine, inspirant la mission purificatrice des Soeurs de Bataille de l'Imperium, est justement une réalisation isolée. Elle date de 2006. J'ai immédiatement adoré cette figurine aérienne qui s'élève au-dessus de la mélée, portée par ses deux chérubins, pour frapper de son épée l'hérétique qui menace la paix, symbolisée par la blanche colombe qu'elle maintient dans son autre main...

Ste Célestine 1 Afin de renforcer les contrastes, j'ai préféré une armure claire chargée d'or
et des tissus bleus aux couleurs classiques (armure dorée et tissus rouges)
.

Ste Célestine 2 Célestine, les yeux fermés, est en transe, alors que les terrifiants chérubins la guident.

Ste Célestine 3
Par Summer Ice - Publié dans : Jeux
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 20:00
Aujourd’hui 4 janvier 2010, la tour Burj Dubaï, rebaptisée Burj Khalifa, haute de 828 mètres, a été officiellement inaugurée et devient ainsi la plus haute tour jamais construite par l’homme. Avec ses cent soixante étages, ce gratte-ciel de tous les records possède naturellement les appartements, le restaurant, la piscine ou encore la terrasse les plus hauts du monde. Quatre ans de chantier auront été nécessaires pour ériger cette tour géante, qui pulvérise le record précédent (508m pour la tour Taipei 101 à Taïwan) et établit une référence qui ne devrait pas être battue au cours de cette décennie.

Burj Dubai 1 828 mètres de verre et d'acier pour un design futuriste.

Tout a été dit sur la démesure de ce projet pharaonique sorti des sables du désert qui aura coûté un milliard et demi de dollars et fait grimper la dette publique pharamineuse de l’Emirat, sauvé le mois dernier de la faillite par son voisin Abu Dhabi. Le propos n’est pas ici d’accabler Dubaï pour le recours à une main d’œuvre sous-payée ou de pointer la faible conscience écologique de ce joyau pétrolier qui s’est développé à la vitesse de la bulle spéculative qu’il a généré et entretenu jusqu’à la crise des derniers mois.

Burj Dubai 2 La Burj Khalifa est visible à 95kms à la ronde : un véritable phare dans le désert !

En revanche, ce blog s’intéresse à l’avenir et à ces défis architecturaux. A ce titre, la Burj Khalifa est une nouvelle marche franchie par l’humanité dans sa course d’altitude. Il faudra désormais attendre quelques années pour voir des projets encore plus fous, comme la Bionic Tower de Shanghai ou le spectaculaire X-Seed 4000 japonais, passent du rêve à la réalité. Nous n’avons pas fini de nous émerveiller !
Par Summer Ice - Publié dans : Actualité
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /Déc /2009 20:00
James Francis Cameron est un pionnier, le cinéma est sa frontière personnelle. En tant que réalisateur, il s’est toujours porté sur l’exploit : dépasser ce que ses prédécesseurs ont fait, surpasser ce qu’il a lui-même déjà fait et développer les technologies nécessaires pour réinventer la façon de raconter des histoires à l’écran. Avatar est la dernière illustration de cette recherche insatiable de nouvelles limites, mais James Cameron n’en est pas à son premier succès : retour sur une carrière brillante.

James Cameron
James Francis Cameron est en 1954 dans la petite ville de Kapuskasing dans l’Ontario, au Canada. Il grandit non loin des chutes du Niagara, aîné d’une famille de cinq enfants avec un père ingénieur et une mère artiste. A l’âge de dix-sept ans, il déménage pour la Californie, décroche un diplôme de physique et travaille comme mécanicien, mais déjà, il nourrit une tout autre ambition : le cinéma. Très polyvalent, Cameron commence par travailler sur les effets spéciaux de plusieurs films, dont New York 1997 de John Carpenter. A chaque projet, il monte en grade, jusqu’à être nommé réalisateur de Piranha 2 : Les Tueurs volants en 1981. Ce ne fut probablement pas un très grand film, puisqu'il le renia après des désaccords avec le producteur au moment du montage.

James Cameron veut tout contrôler lui-même ! Il écrit donc le scénario de Terminator, son premier succès d’envergure en 1984, à seulement 30 ans. Disposant d’un budget de six millions de dollars, le film en rapportera quatre-vingts millions au box-office ! Suite à ce succès, Cameron réalise dès 1986 Aliens, le retour avec Sigourney Weaver. Pourtant, il devait uniquement signer le scénario à l’origine. Contesté pour sa gestion tyrannique des équipes du film, il remporte néanmoins un nouveau succès critique et commercial.

James Cameron peut alors monter un nouveau projet démesuré : Abyss (1989). Avec son frère Mike Cameron, il invente de nouvelles caméras sous-marines et développe des effets spéciaux inédits, mais le film n’aura pas le succès escompté. Qu’à cela ne tienne, après quelques expériences en tant que producteur, James Cameron s’attelle à Terminator 2 : Le jugement dernier, sorti en 1991. Il s’agit du premier film dont le budget dépasse cent millions de dollars… mais il en rapportera plus de cinq fois plus en salles ! Se reposant une nouvelle fois sur les larges épaules d’Arnold Schwarzenegger, James Cameron réalise True Lies, un remake du film d’action français La Totale réalisé par Claude Zidi. Toujours en 1994, Cameron signe une première version d’une histoire de science-fiction... qui deviendra Avatar.

A cette époque, James Cameron a une autre révolution cinématographique en tête : il fera ressurgir des flots le mythique Titanic ! Fasciné par le destin tragique du paquebot depuis qu’il s’intéresse à la mer, James Cameron décide de reconstruire le navire à l’identique et d’aller filmer les débris de l’original au fond de l’Atlantique. Le film est tellement cher (plus de deux cents millions de dollars) qu’il devra être coproduit par la 20th Century Fox et Paramount et Cameron devra renoncer à son salaire et à son intéressement ! Le génie est néanmoins récompensé : Titanic marque l’année 1997, récolte 1,8 milliard de dollars à travers le monde et empoche comme Ben-Hur et, plus tard, Le Retour du Roi un total record de onze Oscars, dont trois pour le seul Cameron !

Fier de ce succès hors du commun, James Cameron se consacre à la production (la série Dark Angel qui révèle Jessica Alba, ou l’exigeant Solaris de Steven Soderbergh avec George Clooney) et au tournage de documentaires sous-marins (Les Fantômes du Titanic notamment). En revanche, il renoncera à ses projets de tourner l’adaptation de Spider-Man (au profit de Sam Raimi) ou le remake de La Planète des Singes (Tim Burton). En 2006, il revend le studio d’effets spéciaux Digital Domain, qu’il avait cofondé en 1993. Conscient que les technologies 3D développées sous l’eau et les effets spéciaux ont atteint un stade qui rend son projet réalisable, James Cameron consacre cinq ans d’un travail acharné à la préparation puis à la réalisation d’Avatar, le film le plus cher de l’histoire qui est, comme prévu, révolutionnaire !

Père de quatre enfants, consommant son cinquième mariage en trente ans, James Cameron ne semble jamais rassasié ! Avant de s’attaquer aux suites d’Avatar, James Cameron tentera peut-être d’adapter le manga Gunnm. En tout cas, une chose est sûre au regard de carrière de grande qualité, Cameron a toujours été en avance sur les autres, et il s’est rarement trompé. N’en doutons pas, ses prochains projets sauront nous surprendre et nous faire rêver autant que les précédents !
Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 20:00
Avatar est l'événement de l'année 2009. Pour plonger les spectateurs dans le monde de Pandora qu’il a imaginé jusque dans les moindres détails, James Cameron a réinventé la façon de faire du cinéma en développant de nouvelles technologies novatrices. Le retour à la SF du réalisateur de Titanic est-il réellement la révolution attendue ?

Avatar 1
L’histoire d’Avatar naît dans la tête de James Cameron à l’adolescence. Les premières bribes de l’univers d’Avatar émergent dans l’esprit imaginatif du futur réalisateur d’Aliens, le retour et des deux premiers Terminator. En 1994, Cameron écrit un scénario détaillé, mais les technologies limitées de l’époque retardent son projet. Ce n’est qu’après avoir vu les prouesses du studio d’effets spéciaux WETA qui anime Gollum dans Les Deux Tours que James Cameron relance le projet. Quatre ans de travail supplémentaires lui permettent de tester de nouvelles caméras 3D et la performance capture. Bien sûr, tous les films ne disposeront pas des mêmes moyens (quatre cent millions de dollars, le plus gros budget de l’histoire du cinéma) et n’adopteront pas la 3D intégrale. Ce film n’en reste pas moins une étape marquante du cinéma d’action : il y aura un avant et un après Avatar.

Avatar 2 Jake Sully et son avatar.

En effet, Avatar ouvre une nouvelle ère de l’histoire du cinéma. La 3D n’est plus réduite à quelques effets "rentre-dedans" pour surprendre le spectateur. Le procédé permet une meilleure immersion dans un monde nouveau, qui gagne ainsi en réalité. Le spectateur participe à l’action, évolue dans le paysage tropical des forêts de Pandora aux côtés de Jake Sully. Bref, la 3D est naturelle et nous oublions que nos yeux n’avaient jamais rien vu de tel auparavant ! Les progrès réalisés sur la performance capture donnent également une nouvelle crédibilité aux avatars et aux Na’vis. D'ailleurs, peut-on encore parler de qualité de l’animation quand la technologie transpose directement le jeu de l’acteur sur la créature numérique ?

Avatar 3 Neytiri, fascinante héroïne de la tribu des Omaticayas.

Pourtant, on aurait tort de réduire le nouveau film de James Cameron à ses avancées techniques. Avatar est avant tout une histoire sensible dans l’air du temps, où tolérance et écologie rappellent l’humanité à ses responsabilités. Jake Sully (Sam Worthington) est handicapé, mais lorsque son frère jumeau meurt, il part le remplacer sur la planète hostile de Pandora. En 2154, les hommes souhaitent coloniser cette planète de la galaxie Alpha du Centaure pour en extraire un métal précieux, l'unobtanium, ressource indispensable pour une planète Terre surexploitée. Cette ressource est protégée par un peuple de guerriers autochtones, les dangereux Na’vis, des créatures humanoïdes de trois mètres de haut à la peau bleue et à la silhouette féline.

Avatar 4 Plus de vingt ans après Aliens, le retour, James Cameron
offre un nouveau rôle de femme forte à Sigourney Weaver !

Le Docteur Grace Augustine (Sigourney Weaver) dirige une mission scientifique qui a pour but de mieux connaître les Na’vis. En incarnant les avatars, des créatures hybrides issues d’un mélange d’ADN humain et na’vi, l’équipe dans laquelle s’intègre Jake Sully vise à cultiver les échanges culturels avec la population locale. Au cours d’une expédition, Jake Sully rencontre Neytiri (Zoe Soldana), la fille du chef du clan na’vi des Omaticayas. A ses côtés, l’avatar de Jake va découvrir un peuple, ses mythes, son lien vital avec Eywa, la Nature environnante et ses créatures. Lorsqu’ils découvrent que les réelles intentions du colonel Miles Quaritch (Stephen Lang) sont d’exterminer les Na’vis pour récupérer les ressources naturelles de leurs terres, Jake et Grace se retournent contre les intérêts de leur race d’origine pour défendre la survie de leur race d’adoption…

Avatar 9 Le long parcours initiatique de Jake Sully nous permet de découvrir Pandora.

L’intrigue est prévisible et classique, tant elle reprend les mêmes thèmes que la légende de Pocahontas ou le scénario du Danse avec les loups de Kevin Kostner. Néanmoins, l’histoire nous porte tout au long de 2h40 d’aventure et d'action, car le monde dans lequel James Cameron nous propulse est un enchantement permanent. La découverte est orchestrée par les musiques de James Horner qui alternent entre des mélodies cristallines et des airs tribaux envoûtants. La faune et la flore ont été pensées avec minutie et originalité, à l’image de "tsaháylu", ce lien magique, qui assure la symbiose entre les Na’vis et leurs montures terrestres ou aériennes. Ces dernières, les ikran, sont magnifiques, au même titre que les décors qu’ils survolent, à commencer par les montagnes flottantes, aussi merveilleuses que Laputa dans Le château dans le ciel d’Hayao Miyazaki. L’influence du génial créateur japonais se retrouve partout dans la richesse de ces immenses forêts regorgeant d’esprits et de magie. En réalité, il faudrait revoir le film plusieurs fois pour apprécier chaque trouvaille des équipes de James Cameron.

Avatar 6 Les "Hallelujah Mountains" offrent un décor grandiose !

Verdict-Type9v2.jpg C’est un euphémisme de dire qu’Avatar était attendu ! Le nouveau chef d’œuvre de James Cameron ne déçoit pas. Présenté comme une révolution technologique, Avatar marque une réelle évolution dans le genre. A n’en pas douter, il y a suffisamment de potentiel dans cet univers pour développer la trilogie prévue par James Cameron. On en redemande !
Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 20:00
Quelques mois à peine après la sortie du roman de Cormac McCarthy, Prix Pulitzer 2007, John Hillcoat adapte La Route (The Road) avec Viggo Mortensen dans le rôle du père qui jette ses dernières forces dans le fol espoir de sauver son fils d’une mort certaine dans un monde post-apocalyptique. Le roman était magnifique malgré un style trop dépouillé selon moi, le film nous convainc-t-il également de prendre la route ?

La route 1
Le monde que nous connaissons n’existe plus, sans explication. Les rares âmes qui ont survécu errent à la recherche de nourriture et de vêtements pour survivre. Les hommes se traquent les uns les autres tels des charognards. La civilisation a disparu, l’humanité a disparu. Les êtres humains redeviennent des animaux carnivores poussés par la famine et guidés par l’instinct. Un père (Viggo Mortensen) et son jeune fils (Kodi Smit-McPhee) font partie de ces vagabonds sur la route du Sud, où, croient-ils, une autre vie les attend. La mère (Charlize Theron), absente du roman mais présente dans les flash-back du film, n’en pouvait plus : elle a disparu dans la nuit vers une mort certaine. Le père quant à lui ne veut pas se résigner à tuer son propre fils pour lui épargner la souffrance et la faim. Il faut vivre, vaincre le désespoir et la peur. Il faut vivre suffisamment longtemps pour protéger l’enfant jusqu’à ce qu’il reprenne goût à la vie.

La route 2 La violence est omniprésente, la survie est un combat permanent.

Le film ajoute au roman les images sublimes des paysages désolés d’une Amérique tantôt rurale, tantôt urbaine, mais toujours dévastée. L’ambiance du livre est présente, même si les événements et les personnages divergent par moments. Certaines scènes sont très crues, comme la découverte d’un groupe enfermé dans une cave en attendant de servir de repas à d’autres hommes ou la mutilation du père lorsqu’il doit retirer une flèche de son mollet. Le film est sombre comme le ciel chaque jour un peu plus gris, sale comme ces êtres affamés et sans-abri, triste comme leur destin qui n’a plus rien d’humain... La dernière trace d’humanité demeure dans leurs choix : faut-il encore aider son prochain et être du côté des « gentils » comme le père le recommande à son fils ou faut-il voler et laisser mourir les autres, en étant heureux que les rôles ne soient pas inversés ? Le Bien et le Mal ont-ils encore un sens dans les conditions les plus extrêmes ?

La route 4 Que resterait-il de la civilisation humaine si nous étions emportés par une catastrophe ? 

Verdict-Type8v2.jpg Le film de John Hillcoat est parvenu à retranscrire l’atmosphère puissante qui se dégageait du roman de Cormac McCarthy. La force de ce récit, à l’écrit comme à l’écran, est de ne jamais succomber à la facilité de juger les faiblesses individuelles, tout en condamnant implicitement la folie des hommes qui a conduit le père et son enfant dans une telle situation.
Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 20:00
Certains films naissent dans la douleur ; L’Imaginarium du Docteur Parnassus est de ceux-ci. En plein tournage, le réalisateur Terry Gilliam apprend le décès de son acteur principal, Heath Ledger, décédé en 2008 d’une overdose médicamenteuse. Par-delà la douleur, certains films procurent au spectateur un grand bonheur ; L’Imaginarium du Docteur Parnassus est également de ceux-ci.


Le Docteur Parnassus, un sage immortel âgé de plus de mille ans (Christopher Plummer), déplace son théâtre ambulant dans le monde actuel. Sa petite troupe est composée de sa fille Valentina, (le mannequin Lily Cole), un orphelin recueilli nommé Anton (Andrew Garfield) et le fidèle Percy (Verne Troyer, le « Mini Moi » d’Austin Powers). L’attraction de leur spectacle est un miroir magique propulsant ceux qui y rentrent dans un univers parallèle au sein duquel Parnassus peut guider leur imagination et leur raison vers les choix les plus moraux. Hélas, les charlatans n’ont plus leur place dans le monde d’aujourd’hui, et le Docteur Parnassus, qui a pactisé avec le Diable (Tom Waits) pour avoir le droit d’aimer la mère de Valentina, désespère de devoir céder sa fille à son meilleur ennemi le jour de ses seize ans comme le prévoit leur pacte. C’est alors que la troupe sauve le mystérieux Tony (Heath Ledger), un homme sans mémoire pendu à un pont sur la Tamise. Pourra-t-il aider le Docteur Parnassus a triompher du dernier défi capable de lui rendre sa fille : sauver cinq âmes avant que le Diable ne les pervertisse ? A mesure que son trouble passé ressurgi, Tony sera-t-il prêt à affronter sa propre conscience dans les mondes parallèles de l’imagination pour sauver Valentina ?

Le Docteur Parnassus en transe.

En somme, L’Imaginarium du Docteur Parnassus raconte une histoire fantastique que personne d’autre n’a racontée de la sorte avant Terry Gilliam. Pourtant, l’équipe du film a connu le drame lorsque Heath Ledger est mort brutalement le 22 janvier 2008 à New York. Le tournage avait commencé depuis deux mois en extérieur à Londres, et les scènes à effets spéciaux se déroulant derrière le miroir devaient encore être réalisées à Vancouver. Sans acteur principal, le projet s’arrête un mois, avant que Johnny Depp accepte de reprendre le rôle en imaginant que le personnage de Tony change d’apparence physique dans l’Imaginarium. Sa ressemblance avec Heath Ledger est troublante et touchante. Deux autres scènes sont prévues : la première dans l’esprit ambitieux de Tony avec Jude Law, la seconde dans l’imagination amoureuse de Valentina avec Colin Farrell.

Jude Law dans la peau de Tony l'ambitieux qui veut monter plus haut que les nuages !

Le film repose sur le travail de plusieurs artistes de génie. Terry Gilliam, tout d’abord, qui a coécrit avec Charles McKeown un scénario original et enchanteur autour de ce miroir magique, des faiblesses de l’âme humaine et de la force de l’imagination. Les acteurs, ensuite, sont tous excellents dans leurs rôles respectifs, même si le spectateur retiendra tout particulièrement la performance d’Heath Ledger. Les équipes techniques, enfin, ont réalisé des prouesses remarquables pour donner vie à cet univers  extraordinaire. A ce titre, les passages de l’autre côté du miroir sont souvent loufoques, mais globalement très réussis et très variés. Les musiques de Jeff et Mychael Danna s’intègrent bien dans l’atmosphère générale développée par Terry Gilliam. Un grand bravo à toute l’équipe !

Heath Ledger tire sa révérence en beauté...

Terry Gilliam nous offre avec L’Imaginarium du Docteur Parnassus un conte moral et envoûtant dans un imaginaire foisonnant. Ce film est également l’occasion de rendre un dernier hommage à un acteur décidément parti trop tôt, Heath Ledger, l’inoubliable interprète du Joker dans The Dark Knight. Un événement tragique au cœur d’une très belle histoire. 
Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 20:00
Cinq ans après avoir filmé les conséquences du réchauffement climatique dans Le Jour d’après, Roland Emmerich présente une nouvelle apocalypse inspirée par une prophétie maya qui annonce la fin du monde pour le 21 décembre 2012. Malgré les démentis de la NASA, l'hypothèse d'une catastrophe planétaire en 2012 a fait le tour d'Internet, contribuant à l'excitation autour du film. Cela valait-il la peine d’attendre 2012 ?


En 2009, un scientifique indien découvre que de violentes éruptions solaires perturbent l’activité des neutrinos contenus dans le noyau terrestre. Comme le prédisaient les Mayas, les géophysiciens prévoient que l’alignement des planètes du système solaire en 2012 déclenchera un réchauffement général de la croûte terrestre. Devenue particulièrement friable, elle se disloquera et provoquera une série de séismes, éruptions volcaniques et autres tsunamis, n’épargnant aucun point du globe. Les gouvernements n’ont que trois ans pour imaginer un plan de sauvetage des espèces vivantes et des chefs d’œuvre de l’humanité. Dans l’Himalaya, ils se rassemblent pour construire plusieurs vaisseaux géants, véritables Arches de Noé modernes.

Jackson Curtis, héros et bon père de famille.

Jackson Curtis (John Cusack) est un romancier qui peine à se remettre de son divorce et de la garde alternée de ses enfants. En 2012, un concours de circonstances lui fait comprendre avant tout le monde que les catastrophes naturelles vont s’amplifier et que le gouvernement prépare dans le plus grand secret l’évacuation de quelques riches privilégiés. Décidé à sauver sa famille, il va traverser héroïquement un monde sombrant progressivement dans le chaos pour rejoindre les vaisseaux de survie. Dans le même temps, Adrian Helmsley (interprété par le très bon Chiwetel Ejiofor), le savant qui a prévu les conséquences des événements et préparé le plan de sauvetage, est conscient de laisser mourir des milliards d’individus.

Quelques plans à bord des avions sont à couper le souffle.

2012 fait mieux que tout ce qui s’est fait en matière d’effets spéciaux. Le Jour d’après était déjà une référence lors de sa sortie ; Roland Emmerich confirme son savoir-faire en livrant un film au rythme très soutenu. Les scènes spectaculaires se succèdent : du morcellement de la Californie au final himalayen en passant par l’explosion du volcan de Yellowstone et le décollage de l’Antonov dans les ruines de Las Vegas, le spectateur est cloué dans son siège devant le réalisme de ces catastrophes pourtant incroyables.

Une des scènes les plus impressionantes : Jackson Curtis doit échapper
à une pluie de roches volcaniques dans le parc naturel de Yellowstone. 

Le film en met donc plein la vue. Le reste n’est qu’anecdotique… et c’est bien dommage ! Les personnages sont très classiques : les cyniques qui n’hésitent pas à sacrifier des milliards de vies humaines pour sauver la leur, les vertueux torturés par la morale, la famille décomposée qui va se réunir dans l’adversité, les méchants qui vont faire acte de bravoure pour se racheter avant de périr etc. Si le film est brillant dans la réalisation, on aurait souhaité qu’il explique plus la prophétie des Mayas (dont l'actuel cycle long du calendrier s’arrête effectivement à cette fameuse date équivalant au 21 décembre 2012) et sa reprise par les astrologues et numérologues de différentes civilisations.


2012
est un grand spectacle et doit être vu comme tel. Si le déroulement des événements et les personnages correspondent aux archétypes des films catastrophe américains de ces dernières années, la qualité des effets spéciaux est surprenante. Plus que trois ans à attendre pour voir la prophétie maya, grande absente du film, se réaliser… ou pas. 
Par Summer Ice - Publié dans : Films, Animation & Séries TV
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